La roche vers le ciel monte d’un seul élan.
Le vide, aux grands créneaux, distille le vertige.
En bas, l’eau du ruisseau égrenne une complainte,
Tandis que l’arbre nu se tord à l’horizon.
Dans le bleu du néant se cherchent les soupirs.
Les corbeaux sont partis et le pré n’est que cendres.
Criquets verts, grillons noirs, dans l’ombre se sont tus.
Sur le sentier abrupt courent des lueurs folles.
L’aigle est donc revenu dans l’aire des
Parfaits.
Les peines, la douleur hantent la solitude.
Le lierre a déserté les pierres enfumées.
la ronce et le sommeil figent le pays d’Olmes.
Mais le temps a passé. Le pré s’est refroidi.
Et voici qu’au dessus apparaît une étoile.
L’odeur âcre n’est plus. La lumière est suave.
La bruyère fleurit aux perles du matin.
Avec ses cheveux d’or, est-ce la châtelaine
Ou le soleil qui joue aux faîte des hauts murs ?
Esprits purs, Chevaliers, vous êtes transparence
Et votre âme nous crie : Espoir, Eternité !
Julien Allaux