Sept siècles et demi ont passé depuis le
drame du bûcher de Montségur ...
Plus de 200 parfaits et parfaites
cathares périrent ainsi sur le
«Prat dels Cremats» (le
«champ des brûlés») après un siège long et pénible pour les deux camps. Assiégés et assiégeants ont vu en cette fin tragique la fin de l'action militaire menée de main de maître par Rome. Balayée sans gloire, la
«synagogue de Satan» comme l'appelaient certains inquisiteurs s'est rendue en laissant les croyants et croyantes
cathares finir leur vie terrestre - leur cycle infernal ? - dans les flammes.
Cette fin volontaire a fait couler beaucoup d'encre ... et fait circuler de nombreux octets à l'heure de l'Internet. Interprétée comme une preuve supplémentaire d'une tendance suicidaire pour les uns, acceptée comme oeuvre ultime d'une croyance reposant sur la réincarnation pour d'autres, cette action n'en reste pas moins un mystère. Mais pouvaient-ils en être autrement ? Non violents, non armés, pouvaient-ils espérer se défendre contre le bras séculier envoyé par le roi de France ?
Qu'en aurait-il été si le comte de
Toulouse,
Raymond VII avait tenu ses engagements vis à vis des défenseurs ?
Et la phrase
«Al cap de sept cents ans, le laurel verdégéo» (
«Dans sept siècles, le laurier refleurira» en occitan) : mythe ou réalité ?